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BAISER, BAISERS VOLÉS AU VERT GALANT

Passagers du vent, à la lueur des candélabres, dans de secrets passages, l’effeuillait comme une fleur, un peu… beaucoup… a la folie…. caressant sa peau à pleine main, sous lune argenté, sentir la chaleur de ses hanches, baisers volés, apprécier la rondeur de ses seins, dans le jardin du vert galant, jardin des amoureux, à la pointe de l’ile de la cité, seuls sur un banc…. Assise sur ses genoux en amazone. Le bras autour du cou, têtes reposées, l’un dans l’autre, à regarder les péniches passer. Le sexe dressé d’envie, introduit sous sa jupe, explorait sa chatte humide. 
Accouplé sur le banc, accompagnant le mouvement du vent presque immobile, ils se berçaient au chant du clapotis de l’eau, hors du temps.

LÉGER COMME L’AIR…

Léger comme l’air, flottant comme une poussière dans un rayon de lumière. Un « rien » transparent, c’est posé dans un coin, sur une pierre. Petit « rien » solitaire, égaré, abandonné, qu’on sème, l’air de « rien », comme les cailloux du petit Poucet. Usé de vouloir exister, marchant sans relâche sur les pavés d’une existence cabossée, jauni par le temps, rougi par les larmes, noirci des fumées, blessé d’accidents.
Comme un bas-relief, tu as gravé ton empreinte sur les murs de nos « châteaux

en Espagne », sur les linteaux de nos rêves, de nos illusions, tu dessines des gargouilles, des dragons, et de « belles aux bois dormant ».
Trimbalant ta mélancolie sur le bitume d’un blues syncopé, notes noires ou blanches, sur le clavier du temps, jouant au clair de lune, quelques harmonies que personne n’entend. Petit « rien » du tout, troubadour du néant, Arlequin rapiécé de tissus délavés pour dissimuler les blessures passées.
Tu te caches et disparaît au fil du temps.