Archives par étiquette : poésie

LÉGER COMME L’AIR…

Léger comme l’air, flottant comme une poussière dans un rayon de lumière. Un « rien » transparent, c’est posé dans un coin, sur une pierre. Petit « rien » solitaire, égaré, abandonné, qu’on sème, l’air de « rien », comme les cailloux du petit Poucet. Usé de vouloir exister, marchant sans relâche sur les pavés d’une existence cabossée, jauni par le temps, rougi par les larmes, noirci des fumées, blessé d’accidents.
Comme un bas-relief, tu as gravé ton empreinte sur les murs de nos « châteaux

en Espagne », sur les linteaux de nos rêves, de nos illusions, tu dessines des gargouilles, des dragons, et de « belles aux bois dormant ».
Trimbalant ta mélancolie sur le bitume d’un blues syncopé, notes noires ou blanches, sur le clavier du temps, jouant au clair de lune, quelques harmonies que personne n’entend. Petit « rien » du tout, troubadour du néant, Arlequin rapiécé de tissus délavés pour dissimuler les blessures passées.
Tu te caches et disparaît au fil du temps.

DON QUICHOTTE

À l’assaut des moulins à vent, tel Don Quichotte.
Sur les chemins caillouteux de de vie, je trotte.
Le cœur et les sentiments fragiles comme une biscotte.
Ici et là je papote, des mots à la compote, je flotte
comme un bateau qui tangue sur les vagues, sur la flotte.
Il arrive que certains jours, mon cœur est gris car il flotte
et sous cette pluie, je me réfugie dans une roulotte.
Je rêve d’un conte, endormie comme une marmotte,
d’une belle histoire ou je pourrais voyager avec les bottes
de sept lieux du chat botté, qui sous son chapeau frisotte,
et traverser la France de villages en campagne, tel une hulotte.
En révolutionnaire de la gentillesse comme marotte.
Sur les barricades de la bêtises comme un sans-culotte
mon étendard dressé, de droite à gauche, je le ballotte
pour signaler ce cœur tendre et amicale rouge griotte
et vous souhaiter un peu de bonheur et c’est pas de la gnognote

BALADE PARISIENNE

Sous un généreux soleil, balade de souvenirs, du parc Monceau à Richelieu Drouot, sur les grands boulevards, pétard c’était pas le bazar. On y achetait nos fringues, pulls, vestes et foulards. Balade parisienne, parisien dans mes gênes, sans-gêne, liberté de nos vingt ans, insouciants, théâtre de la jeunesse, Claude Santelli, c’est l’entracte, je craque une allumette et brule un cierge à l’église Saint Germain-des-prés, retour des émotions passées d’adolescent. Manifs, blues, rythmes & blues, des Cream à Jethro Tull, ouvrant la porte aux Doors, Strange days, Otis Redding et j’en oublie, nous fait trembler. Tous mes potes, ça ballote sec dans ma tête, inscrit dans mon ADN, Boris Vian arrache les cœurs dans ce prélude d’une échappée… Paris ma belle….si belle maîtresse fière et élégante comme un guerrier Maassaï qui m’accompagne en promenade, en randonnée sur les quais de la Seine, sur le pont des arts, accrochés par un cadenas doré, jeter la clé dans l’eau, sous le pont Mirabeau, assis sur un banc de pierre, les yeux fermés, le vent, comme la douceur d’une peau hâlé par les rayons brûlants, rire chaleureux de cette jolie journée….